Archives de Tag: Archive

Divisionism/Neo-Impressionism: Arcadia and Anarchy au Guggenheim museum

Par défaut
Page d'accueil

Page d’accueil

Le musée Guggenheim de New-York, ayant déjà été un précurseur pour la promotion du néo-impressionnisme aux Etats-Unis grâce à son exposition en 1968, redouble d’effort en proposant à partir du 27 avril 2007, une exposition établissant les liens entre le divisionnisme italien du nord et le néo-impressionnisme français. L’intitulé de cette exposition, Arcadia and Anarchy, est une allusion flagrante à la philosophie divisionniste et néo-impressionniste. Une anarchie politique pronant des idées de gauche, le tout avec un idéal de paysages idylliques comme la région mythique d’Arcadie en Grèce.

Présentation et problématique de l'exposition

Présentation et problématique de l’exposition

Le musée veut établir plus précisément l’influence de la touche vibrante de ce divisionnisme italien sur les peintres français qui s’en seraient inspirés. La collection d’œuvre présentée comprend des emprunts à des musées français et italiens ainsi que des prêts provenant de collections privées. L’exposition comprend des artistes tel que Giovanni Segantini, Angelo Morbelli, and Giuseppe Pellizza da Volpedo pour les divisionnistes et Georges Seurat, Paul Signac, and Camille Pissarro pour les néo-impressionnistes, bien entendu d’autres sont présents. La juxtaposition des couleurs dans le mouvement divisionniste du nord de l’Italie, aurait été poussée à l’extrême par les peintres français pour aboutir à une touche qui sépare les couleurs. Les deux mouvements voulaient donc bien offrir un effet d’optique au spectateur. A la différence que les italiens voulaient une illusion plus axée sur les mélanges de pigments alors que les français, eux, ont dirigés leur étude plus précisément sur la touche en plus de la couleur.

La différence entres les deux mouvement se voit jusque dans les thématiques des toiles et dans les objectifs de représentation des peintres. Les grandes compositions, les représentations en trois dimensions ainsi que la volonté de représenter le mouvement (la représentation du mouvement qui sera la préoccupation première des futuristes) sont présent en Italie alors que la France préfère, des représentations de la vie Bourgeoise et de représentations artistiques (comme le cirque de Seurat).

L’exposition se scindant en cinq parties, « la lumière », « les paysages », « la vie rurale », « les problèmes sociaux » et enfin « le symbolisme ». Ces cinq thématiques permettant de mettre en avant les divergences des peintres, par exemple la lumière qui démontre la préoccupation de certains peintres de la réfraction lumineuse des couleurs.

Archives

Archives

Nous devons préciser que nous avons pris connaissance de cette exposition antérieure grâce aux archives présentes sur le site du musée, un archivage qui débute en 1973. A partir de cette date, le Solomon R. Guggenheim Museum Archives donne accès aux documents, enregistrements et activités du musée pour permettre aux chercheurs d’avoir un support pour leurs recherches. Bien entendu à cette date l’archivage se fait sur papier, mais la conscience de la sauvegarde du patrimoine intellectuel est déjà présente. Le support numérique prend de l’importance depuis 1998, année du début de la numérisation des documents. La recherche dans la documentation numérique est simple, un mot-clef suffit à trouver son bonheur parmi les milliers de références disponibles.

Cette institution américaine n’a donc pas peur de la perte du contenu physique au profit du contenu numérique, elle prône plutôt l’utilité pour les personnes éloignées géographiquement, de l’accès à ses archives. Ce qui est le cas pour l’article ici présent. Le musée Guggenheim vit dans l’air de son temps, il ne rejette pas les idées novatrices, au contraire, il plonge dans cette génération digitale.

Publicités

Les signets de la BnF

Par défaut

Page d'accueil

Page d’accueil

Le site des signets de la Bibliothèque nationale de France voit le jour en l’année 1998 sur le net. Celui-ci propose différentes ressources du web, plus de sept mille avec 1150 catégories, mais dans un but différent de certains autres sites qui se contentent d’un ensemble de ressources sans tenir compte de leur qualité. Le dessein de ces signets est, je cite : «d’ordonner, de décrire et de maintenir à jour une collection limitée de ressources importantes, de qualité contrôlée et d’usage courant.».

Toute la politique du site est présente dans cette seule phrase. Les rédacteurs-bibliothécaires de la BnF ont pour mission de sélectionner des ressources du web en les fichant avec les indications suivantes : la nationalité du site, la langue, une brève description, le thème et même la dernière mise à jour. Ces mises à jours (tous les deux mois) sont certainement l’un des points les plus agréables du site, en plus d’être rassuré par un contenu de qualité, les mises à jour permettent d’accroitre la confiance dans les sites consignés. Le tout en empêchant un nombre trop important de liens morts entre autre, ce qui est le cas la plupart du temps sur bien d’autres plateformes.

Le classement s’organise autour de deux principes : le premier consiste simplement dans la recherche par liste alphabétique des thèmes généraux. Une recherche classique permettant aux chercheurs et aux universitaires, de trouver une ressource s’ils pensent pouvoir trouver dans la liste alphabétique la ressource en question. Un travail qui peut être très fastidieux, ce qui soulève un problème du site : la présence d’une recherche par mot clef est absente. Un point assez problématique mais compensé par le deuxième type de recherche.

Ce deuxième type de recherche en question est plus intéressant, il consiste en une arborescence des thèmes. La page d’accueil donne directement accès aux thèmes retenus, le tout classé par grandes catégories qui sont les suivantes : Catalogues de bibliothèques, Outils Internet, Philosophie et Religions, Sciences sociales, Droit, Sciences et Techniques, Arts, Langues et Littératures, Histoire et Géographie.

Cette arborescence permet de chercher du plus large au plus précis, ainsi nous pouvons trouver des sous-catégories qui peuvent nous intéresser sans pour autant avoir voulu les chercher. Le but du site est donc, en partie, de se perdre dans le nombre incroyable de liens référencés.

Par exemple si je clique sur « généralité »,

Onglet généralités

Onglet généralité

Onglet livre

Onglet livre

puis sur « Le livre », nous réussissons à trouver plusieurs catégories indiquant les possibilités que le site nous offre. Ainsi, la recherche peut aller bien plus loin qu’initialement prévu.

Dans notre cas, la recherche de certains sites de bibliothèques méconnues, d’organismes de recherche ou encore de revues se simplifie, et surtout permet d’étendre notre champ de vision sur le monde de l’art dans le web.

Dans les principes des Digital Studies, le site des signets de la BnF s’y inscrit parfaitement. Un site simple, mis à jour régulièrement et surtout, comprenant exclusivement des liens gratuits ce qui est précisé dans sa description. Certains sites payants sont tout de même présents mais ils sont nuancés par le fait que le contenu est en parti payant, non pas la totalité.

Les signets ne sont donc pas voués à donner du contenu pur, mais à donner les outils nécessaires pour un travail de qualité.

HdA Lab, un projet ambitieux

Par défaut

Ce projet né de la relation entre l’Institut de Recherche et d’Innovation (IRI) et le Ministère de la Culture et de la Communication, a pour but de montrer un potentiel peut être trop négligé, le potentiel heuristique du tagging sémantique.

Capture d’écran 2013-03-11 à 22.54.22

Plus simplement le HdA Lab veut montrer l’utilité du tag à la découverte de faits et de théories. Des mots simples qui permettent d’accroitre le potentiel de recherche pour les visiteurs du site.Des documents fiables sont donc disponibles, surtout pour la communauté éducative. La véracité des documents n’est pas à remettre en cause sachant que 350 institutions culturelles participent au projet. De plus la base de donné comprend 5000 ressources venants de la base de donnée du site officiel de la culture en histoire de l’art .Le tout est amené de façon ludique pour que le visiteur ne s’ennui pas des ses recherches.

Je ne vais pas expliquer toutes les catégories du site mais en guise d’exemple je donnerai une section du site montrant l’utilisation que peut avoir ce système.

Capture d’écran 2013-03-11 à 22.54.40

Ici nous avons une interface permettant une approche peu commune. A gauche se situe le sujet voulu, « le néo-impressionnisme de Seurat à Paul Klee » est relié à des mots clefs qui donnent eux-mêmes lieu à des notices.

Ces notices sont le point fort du site, un incroyable nombre de possibilités s’offre à nous pour étendre nos recherches. Que ce soi des artistes, des expositions, des ouvrages, ou même des mots simples tel que peinture, le tout s’entremêle pour donner lieu à une base de donnée fiable et facile d’utilisation.

La couleur réfléchie, Georges Roque

Par défaut

Capture d’écran 2013-03-11 à 11.51.29

Érudit.org est une plateforme québécoise fondée en 1998. Celle-ci comprend trois universités qui sont celles de Laval, Montréal, et l’université du Québec à Montréal.Bien entendu comme tous les sites présentés dans ce blog, le but  de celui-ci est non lucratif. Il est l’une des plateformes francophonesles plus importantes si l’on en croit les fondateurs, le site regroupe plus de 150 éditeurs canadiens.Le contenu reste objectivement assez incroyable, le site est plus que fourni en documentation. Il faut savoir que cette base de donnée est la plus complète (en français) dans toute l’Amérique du nord.Ce n’est pas parce que la base est dite francophone que les ouvrages anglais sont délaissés, un espace de publication réservé aux écrits anglais reste présent et est tenu par des chercheurs internationaux.

 

Capture d’écran 2013-03-11 à 11.51.38

Encore une fois nous avons un site qui prône la simplicité graphique pour ne pas gêner le visiteur dans sa recherche de documentation. Il faut dire qu’un site trop chargé donne un aspect très peu professionnel, Érudit.org reste donc dans les sentier battus.Mais simplicité rime souvent avec qualité, surtout quand le site est tenu par autant d’universités prestigieuses et des chercheurs reconnus par leurs pairs.Je conseil donc vivement ce site d’une simplicité enfantine contenant une documentation opulente. Un site à mettre entre toutes les mains d’universitaires soucieux de trouver un texte érudit.

Après quelques recherches rapides, je trouve une étude française de Georges Roque se nommant « La couleur réfléchie« .

Capture d’écran 2013-03-11 à 11.51.53

Un document PDF à télécharger comprenant une quinzaine de pages concernant une réflexion globale sur la couleur. Plus précisément, l’auteur se base sur l’aspect scientifique de la couleur à l’aide de l’ouvrage de Chevreul, pour appliquer une pensée philosophique de la couleur. Georges Roque n’a donc pas la prétention de vouloir présenter une philosophie qui ne se base pas sur des faits scientifiques. Pour dire, Newton a aussi sa place dans son approche de la couleur.La méthode de réflexion est au cœur de sa problématique, et le premier exemple qui lui paraît évident est la peinture. Le tableau pour l’auteur permet une réflexion sur nos connaissances de la nature et comment l’imiter, et à l’inverse le tableau change notre réflexion en nous imposant ses propres règles. Les artistes néo-impressionnistes ont très bien saisi cette idée de réflexion sur l’académisme psychique inhérent à chaque spectateur, et a voulu bousculer les idées reçues en imposant une touche novatrice.

Capture d’écran 2013-03-11 à 11.52.05

Bien entendu les artistes n’ont pas pu lire ces écrits datant de 1988, mais ce texte permet de mieux cerner l’approche que nous pouvons avoir sur ces artistes dans leur démarche.

Une approche littéraire et philosophique intéressante, une approche qui nous ouvre les yeux sur un monde psychique en constante évolution.

La bibliothèque numérique de l’INHA

Par défaut

 

Lettre de Paul Signac à Anzoli. Anzoli tenait une boutique d'encadrement de tableaux, 4 rue de La Vieuville dans le 18e arrondissement de Paris ; il travailla notamment pour Degas, Toulouse-Lautrec, Vignon, Vignon, Cassat, Valadon, Utrillo ; il exposa le premier tableau d’Utrillo

Lettre de Paul Signac à Anzoli. Anzoli tenait une boutique d’encadrement de tableaux, 4 rue de La Vieuville dans le 18e arrondissement de Paris ; il travailla notamment pour Degas, Toulouse-Lautrec, Vignon, Vignon, Cassat, Valadon, Utrillo ; il exposa le premier tableau d’Utrillo

La bibliothèque numérique de l’INHA ( Institut national d’histoire de l’art ) propose la consultation de documents dont les originaux sont conservés à la:

Bibliothèque de l’Institut National d’Histoire de l’Art, collections Jacques Doucet

Bibliothèque centrale des musées nationaux (BCMN)

Service des collections de l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA)

Elle comporte 12 841 documents et images. Il s’agit d’un outil intéressant pour notre sujet puisque ce dernier propose de numériser les pages d’ouvrages anciens notamment D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme par Signac, mais aussi des documents iconographiques et textes imprimés. Il nous est alors possible d’avoir accès à ces ouvrages et de pouvoir le clairement chaque page de l’ouvrage. Ou encore des lettres envoyée par Signac pour ses commandes de cadres pour ses tableaux.

Paul Signac, D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, 1911. On note l'agrandissement du texte et la lisibilité.

Paul Signac, D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, 1911. On note l’agrandissement du texte et la lisibilité.

Cependant, il n’est pas possible de faire une recherche de mot clef au sein de l’oeuvre et il y a peu de choses sur notre sujet dans les collections. Il semble que la numérisation de ces documents s’accroît considérablement mais est encore récent.

Lettre autographe signée de Paul Signac, non datée, adressée à un encadreur (Anzoli ?)

Lettre autographe signée de Paul Signac, non datée, adressée à un encadreur (Anzoli ?)

Par ailleurs, l’interface du site est très agréable et pratique à la recherche. Le fond blanc ne nous perturbe pas la vue et on remarque facilement sur le côté droit de notre page les catégories, auteurs et autres critères susceptible de répondre à notre recherche.

Il s’agit d’une base donnée très intéressante qui est promise à un futur prospère dans la recherche de documents en rapport avec l’histoire de l’art. 

L’Internet Archive: une bibliothèque numérique

Par défaut

Capture d’écran 2013-02-27 à 11.02.05

Après quelques recherches je suis arrivé sur le site Archive.org qui je pense est une référence presque incontournable. Fondé en 1996 à San Francisco par Brewster Kahle, un informaticien sortant du MIT, cette bibliothèque numérique est une base de donnée qui aujourd’hui regroupe aussi bien des textes et des livres que des enregistrements audio et vidéos. Ce site à but non lucratif a pour but d’offrir un accès permanent aux chercheurs, historiens, étudiants, personnes handicapés et au publique plus large à une base de donnée digitale. Cliquez ici pour accéder à l’ouvrage. Le fondateur et ses collègues comparent la création de ce site à celle de la bibliothèque d’Alexandrie, c’est pour dire l’ampleur du projet qu’ils se sont fixés.Tous les clichés du site sont référencés grâce à Wayback Machine. Grâce à ce service les  utilisateurs peuvent consulter toutes les archives en temps réel.Dès la page d’accueil le site prône une grande simplicité. L’interface est sobre et permet de ne pas perdre de vue l’objectif principal du site, qui est de fournir des données gratuites pour tous.La banderole supérieure donne toutes les catégories de documents consultables, ce qui permet une recherche plus précise. Mais si le visiteur connaît exactement le nom du document recherché, une case de recherche est disponible.Bien entendu, l’actualité du site est présentée. Elle est sous la forme de quatre cases qui sont les quatre grandes sections, la vidéo, la musique, l’audio et les textes.

Parmi les quelques 3 872 913 textes présents sur le site, se trouve le livre complet de Paul Signac, D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme publié en 1899. Le peintre dans ce texte y défend l’influence d’Eugène Delacroix sur l’impressionnisme et le néo-impressionnisme. Bien sur l’article parle en majeure partie du rôle capital de la couleur et du mélange optique qui « tend vers la clarté et l’éclat ». La juxtaposition de couleurs et non le mélange qui rend la peinture sale, permet d’obtenir à la fois la couleur et la lumière selon les propos de Delacroix. Dans la totalité de l’article nous voyons clairement l’influence incroyable que Delacroix a pu avoir sur Signac et d’autres peintres néo-impressionnistes, remplacer tout mélange pigmentaire par un mélange optique devient la base de réflexion de ces artistes en partie grâce à ce texte.

Bien entendu, Delacroix n’est pas la seule référence de cet ouvrage, Signac défend aussi fermement Georges Seurat qui n’est autre que le chef de file du pointillisme.

Edition de 1911

D’Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme, Edition de 1911

L’influence de cet ouvrage ne s’arrête pas au néo-impressionnisme, c’est l’apologie de la couleur qui est la plus forte. En effet jusqu’à la première guerre mondiale il était l’un des seuls traités picturaux qui abordait les problèmes techniques.

Matisse, Delaunay ou encore Picasso et bien d’autres le lire et l’interprétèrent à leur manière. Les principes techniques de Signac touchèrent toute une génération d’artiste.

Pour dire, Signac finit son ouvrage sur ces mots :  » Si parmi (les néo-impressionnistes) ne se manifeste pas déjà l’artiste qui, par son génie, saura imposer cette technique (la division), ils auront du moins servi à lui préparer la tâche. Ce coloriste triomphateur n’a plus qu’à paraître : on lui a préparé sa palette. « 

D'Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme, Edition original de 1899 dédicacée à Felix Fénéon

D’Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme, Edition original de 1899 dédicacée à Felix Fénéon