Archives de Tag: Digital Humanities

Biographie de Paul Signac

Par défaut

L’Encyclopédie Universalis est une interface en ligne destinée à la recherche et à l’enseignement. Elle  nous donne l’accès à un très grand nombre d’articles sur des sujets diverses aux contenus scientifiques viables, la plupart étant rédigé par des chercheurs aguerris et autres spécialistes, dans des sujets donnés.

Capture d’écran (13)

L’article de Charles Sala nous expose une biographie du peintre néo-impressionniste Paul Signac, né à Paris en 1863 et mort en 1935. Le journaliste revient d’une part, sur la position du peintre qu’il considère comme majeur au sein du courant néo-impressionniste, moteur d’une approche artistique à cheval entre le XIXème et le XXème. Il fait même allusion aux différents écrits de l’artiste tels que D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme datant de 1889 ou encore Le sujet en peinture.

Dans une seconde partie, le journaliste se focalise sur la démarche artistique du peintre et sur ces différentes œuvres, exposant des débuts placés sous le signe du courant impressionniste, influence qui finira progressivement par s’évanouir pour laisser place à un art à proprement néo-impressionniste, reprenant les techniques du divisionnisme et adoptant une approche scientifique. Néanmoins, tout au long de sa carrière, la vision artistique du maître ne cessera d’évoluer, allant même jusqu’à frôler les limites de l’art abstrait.

Même si l’article de Charles Sala reste assez succinct, il a le mérite de donner une vision globale de ce qu’a pu être la démarche artistique du maître ayant  une approche empreinte des conceptions néo-impressionniste tout en opérant un certain détachement, pour mettre en avant un univers propre. Cet artiste est encore aujourd’hui considéré comme l’un des acteurs majeurs de cette mouvance qui n’a cessé d’influencer les courants d’avant-gardes du XXème siècle. D’autre part, l’article de l’Encyclopédie Universalis est accompagné d’une œuvre de l’artiste Le pin parasol au caroubier que le spectateur a la possibilité d’agrandir comme sur l’interface d’Artstor, (catalogue numérisé d’œuvre en ligne).

Capture d’écran (11)

Capture d’écran (12)

Paul Signac, Le pin parasol au caroubier

Par ailleurs, si le visiteur cherche à obtenir plus d’informations sur cet artiste, il peut accéder aux autres articles de l’encyclopédie, en lien à ses écrits, au mouvement néo-impressionniste, ou encore à d’autres artistes de cette mouvance.

L’Encyclopédie Universalis est une interface nous permettant d’accéder rapidement à des ressources documentaires aux contenues viables.

Publicités

ARTstor

Par défaut

ARTstor est une interface numérique nous proposant d’accéder à une pluralité d’images numérisés en  lien aux différentes sciences sociales, aux arts et à l’architecture. Ce site à but non lucratif est actif depuis juillet 2004 même s’il a été créé en 2001. Il est exclusivement réservé aux enseignants et aux chercheurs même si toute organisation à but non lucratif peut s’y abonner.

Dans le cadre de notre étude, à savoir l’optique dans le néo-impressionniste, ce site trouve son utilité dans la qualité et dans la résolution des images représentés, nous permettant, dès lors, d’avoir un véritable aperçu sur la facture et la touche. En effet, les pointilliste et divisionniste trouvent leurs spécificités dans une touche morcelée, fragmentée, le plus souvent sous forme de point et de trait. Le visiteur a la possibilité d’agrandir ses images afin d’avoir un meilleur rendu.

En effet, lorsque l’on zoom sur ces deux toiles de Henri Edmond Cross, peintre appartenant au courant néo-impressionniste, on peut distinguer la qualité du détail, la visibilité de la touche, la facture du maître avec une très grande précision. Le visiteur a véritablement l’impression de se retrouver face à l’œuvre et non pas devant son écran.

Henri Edmond Cross,the shipwerck

Henri Edmond Cross,
the shipwerck

Capture d’écran (2)

Henri Edmond Cross,
Le jardin de l’artiste

Capture d’écran (1)

Henri Edmond Cross,
Le jardin de l’artiste

Il est possible d’affiner notre recherche en se focalisant sur un espace géographique spécifique, sur une époque, sur une classification. Il est également possible de créer des groupes d’images en lien à un thème spécifique.

Capture d’écran (4)

Ce type de banque d’image numérisé permet de faire évoluer la recherche en histoire de l’art et dans les autres sciences humaine et sociales en ouvrant l’accès à un large choix d’images d’excellentes qualités.

Gallica, Bibliothèque Numérique.

Par défaut
Page d'accueil de la Bibliothèque Numérique, Gallica.

Page d’accueil de la Bibliothèque Numérique, Gallica.

La Bibliothèque Numérique Gallica est une autre base de donnée incontournable pour la recherche de documents numérisés. Elle est celle de la Bibliothèque Nationale de France ( BnF ). Cette dernière nous offre une gamme de données impressionnantes tels que des livres, des manuscrits, des cartes, images, presses et revues, partitions et autres.

D’après Wikipédia,  » Au 24 février 2010, Gallica proposait à la consultation en ligne 1020 766 documents dont 408 190 en mode texte : 184 157 livres, 5 462 périodiques, revues et journaux (soit 698 446 fascicules), 120 102 images fixes, 4722 manuscrits, 9 759 cartes et plans, 2 523 partitions et 1 057 documents sonores, soit un rythme de 1 500 documents numérisés par jour. Un certain nombre d’ouvrages a fait l’objet d’une reconnaissance optique de caractères et le texte peut être recherché sur Gallica. »

C’est la bibliothèque elle-même qui se charge de numériser ses propres documents afin de nous les mettre a disposition. Soit elle nous renvoie directement vers une autre base de données ou portails comme la base de données de L’INHA par exemple, soit il nous est possible de consulter sur Gallica. Ainsi, un lien voir même un réseau se tisse entre les différentes humanités numériques. Néanmoins, elle ne fait parfois que répertorier les informations mais les ouvrages ne sont pas consultables.

Par ailleurs, l’interface est simple et pratique, d’une part par son aspect sobre et d’autre part par les indications claires. Il nous est possible de faire des recherches avancées et par auteurs et même par langue. Cette source nous est donc utile pour avoir accès aux informations.

Recherche sur Gallica, D'Eugène Delacrois au néo-impressionnisme.

Recherche sur Gallica, D’Eugène Delacrois au néo-impressionnisme.

Dans le cadre de notre étude, cette bibliothèque numérique nous permet de consulter l’ouvrage de Paul Signac: D’Eugène Delacrois et le néo-impressionnisme

Goethe and Chevreul: Simultaneous contrast

Par défaut

Capture d'écran Goethe et Chevreul

Le site américain « Webexhibit«  qui est un musée interactif de la science, des humanités et de la culture établit en 1999. L’article qui nous intéresse est intitulé « Goethe et Chevreul: Simultaneous Contrast ». Cet article se trouve dans une autre page du site telle une exposition dont le thème est  » Color and Vision of Art » qui à pour slogan « Vision science & the emergence of modern art ». Il nous est dit que ce sont des experts et chercheurs, nous avons seulement un nom: Institute for Dynamic Educational Advancement ou IDEA. A près une courte recherche sur Internet, on découvre qu’il s’agit d’un site non lucratif fondé par Michael Douma en 1998 à Rockville aux Etats Unis. Par ailleurs, l’organisation et la présentation du site laisse penser que ce site est fiable. Ce site s’inscrit pleinement dans les Digital Humanities dans le sens où elle met en avant le partage non lucratif de connaissances et de recherches pour les professeurs et les étudiants. L’article nous propose même une aide pour les citer et justifier qui ils sont

C’est au travers d’articles que l’on découvre à travers le temps le lien entre l’art et l’optique. Ce dernier se trouve dans la catégorie « Before 1900 » qui aborde la théorie des contrastes entre les couleurs avant 1900, c’est à dire jusqu’à la période des néo-impressionniste. Dès lors, l’article met déjà en avant le fait qu’il répond à nos question sur la théorie des couleurs. Par ailleurs, il met en avant Goethe et Chevreul qui sont les deux théoriciens majeurs s’intéressant au contrastes simultanés et à la juxtaposition des couleurs. D’abord Goethe, puis Chevreul.

L’article est très clair, il commence par définir le travail de Goethe après 1800 comme liant la perception des couleurs et notamment des contrastes entre ces couleurs à l’optique mais aussi aux émotions humaines. Bien qu’il soit nécessaire de maitriser l’anglais pour lire cet article, le discours est espacé et le propos bien organisé. De plus, des images explicatives soulignent le propos de ces théoriciens.

Diagrammes de Goethe.

Diagrammes de Goethe.

Goethe définit des couleurs « plus » qui sont les couleurs chaudes et les couleurs « minus » qui sont les couleurs froides. Il lie ces couleurs à des émotions et dresse un cercle chromatique montrant les couleurs contrastantes mais aussi complémentaires. Le site établit d’ailleurs un lien vers une page plus complète expliquant les théories sur la couleur de Goethe. On peut y trouver des croquis réalisés par Goethe tentant de prouver cette complémentarité des couleurs.

Cercle chromatique de Goethe.

Cercle chromatique de Goethe.

Cercle chromatique de Chevreul.

Cercle chromatique de Chevreul.

Puis, l’article met en avant le théoricien Chevreul avec son ouvrage en 1839: De la loi du contraste Simultané des Couleurs. Des schéma et des activités didactiques nous montre l’intérêt de Chevreul pour la juxtaposition de couleurs complémentaires. Ainsi, les couleurs ressortent encore plus. Ainsi, c’est en regardant les cercles chromatiques de l’un et de l’autre que l’on se rend compte que Chevreul reprend la théorie de Goethe afin de l’approfondir.

En outre, l’article crée des liens avec des artistes contemporains pour montrer la pérennité de ces théories dans l’art contemporain. Les néo-impressionnistes ( voire les impressionnistes avant eux ) avaient réussir à lier science et art afin de voir la modernité comme un avantage essentiel à l’art. La perception est au centre de l’art. C’est aussi lié à cette idée de modernité qui s’encre dans les moeurs, on veut comprendre le mécanisme de perception de l’oeil.

Il s’agit donc d’un article clair et synthétique, riche en informations et en croquis explicatifs. Il rentre donc dans une optique didactique et des la logique des Digital Humanities