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Une exposition lumineuse à Giverny : le pointilliste Paul Signac

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Le reportage de Virginie Ducroquet et Eric Pierson, .posté sur l’interface de France 3 TV, revient sur l’exposition de Paul Signac, peintre néo-impressionniste, ayant lieu actuellement au musée Giverny à Paris dans le cadre du festival Normandie Impressionnisme.

En effet, ce reportage revient sur le thème de l’exposition à savoir « Paul Signac et les couleurs de l’eau » en traitant dans une première partie des premières inspirations du peintre et de sa passion pour le milieu marin, univers cher à son cœur qu’il ne cessera de dépeindre tout au long de sa carrière.

Paul Signac en mer

Paul Signac en mer

Avant de s’inscrire dans une dynamique néo impressionniste, Paul Signac affiché un engouement pour la peinture impressionniste et plus particulièrement pour l’œuvre de Claude Monet, peintre du célèbre tableau Impression Soleil Levant.

Claude Monet, Impression Soleil Levant

Claude Monet, Impression Soleil Levant

 

Sa rencontre avec Georges Seurat, chef de file du courant néo impressionniste en 1884 le pousse à adopter cette spécificité scientifique du mouvement, reprenant les théories scientifiques de Goethe ou encore de Chevreul.

 

Cercle Chromatique de Chevreul

Cercle Chromatique de Chevreul

Il s’initie dès lors à la technique du pointillisme consistant à juxtaposer des touches de couleurs pures, point par point, créant un motif formé par l’œil lui-même grâce à une certaine harmonie des couleurs. En effet, les couleurs ne sont pas mélangées, c’est au spectateur de recomposer le motif par la seule observation de la toile.

Capture d’écran (25)

Suite à la mort de Seurat, Paul Signac décide de s’installer à St Tropez où  il se met rapidement à l’aquarelle, technique lui permettant de peindre sur le motif et lui remémorant ses premiers amours à savoir la peinture impressionniste. C’est un médium peut encombrant facilitant les voyages du peintre.

Capture d’écran (31)

Paul Signac, aquarelle

Paul Signac, aquarelle

Petit à petit ses aquarelles auront tendance à s’éloigner de tout réalisme de tendre vers des aspirations plus abstraite.

Ce reportage a le mérite de donner une vue d’ensemble sur ce qu’à pu être la carrière de Seurat tout en mettant en lumière la thématique de l’exposition, objet même du reportage à savoir « Les couleurs de l’eau ».

Paul Signac et les couleurs de l’eau

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L’article de Véronique Bouruet-Aubertot dans l’interface numérique de la revue Connaissances des arts, revient sur l’exposition ayant lieu actuellement au musée Giverny sur Paul Signac, peintre autodidacte inspiré par l’œuvre de Claude Monet mais s’inscrivant dans une mouvance néo-impressionniste, usant dans son œuvre des différentes théorisations autour de la couleur et de la lumière et de leur représentation dans la sphère picturale.  Cette exposition se focalise sur un aspect de l’œuvre du peintre, à savoir ses réflexions autour de la représentation de l’eau.

Paul Signac

Paul Signac, La bouée rouge

Dans cet article, Veronique Bouruet-Aubertot, revient de manière synthétique et concise sur la carrière de Paul Signac et sur sa démarche artistique afin d’introduire la thématique de l’exposition.

Cette exposition abriterait plus d’une centaine d’œuvres retraçant l’ensemble de la production du maître et mettant en lumière l’évolution de sa production artistique.

Paul Signac, le phare d'Antibes

Paul Signac, Le phare d’Antibes

Cette exposition compterait parmi les événements phare de la deuxième édition du festival Normandie Impressionniste.

Paul Signac, Vue de Constantinople, le matin

Paul Signac, Vue de Constantinople, le matin

Malgré la faible densité de l’article, la journaliste nous donne un véritable aperçu sur la thématique de l’exposition et sur l’œuvre de Paul Signac en général.

Seurat’s Drawing au MoMA

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Le musée du MoMA revient, dans son interface numérique, sur l’exposition de Georges Seurat, peintre chef de file du courant néo-impressionniste, ayant eu lieu à la fin de l’année 2007 jusqu’au début de l’année 2008. Cette exposition revient sur 500 dessins du maître alors méconnus du grand public, dessins utilisés comme étapes préparatoires à l’élaboration de ses toiles lui permettant de distinguer les différentes sources lumineuses, d’explorer les relations entre couleurs dissemblables.

 

L’exposition virtuelle est divisée en trois catégories elles même divisées en sous catégories, à savoir les « sketchbook » ou carnets de croquis où l’on peut consulter quatre carnets entièrement numérisés, une rubrique concernant la conservation revenant sur les matériaux ou encore sur les techniques utilisés par le maître ainsi qu’ une rubrique revenant sur les différents sujets explorés par le peintre tels que « Paris et ses environs », « Asnières », « La Grande Jatte », ainsi que « les cafés concerts ».

 

Capture d’écran (5)

Les quatre carnets de croquis mettent l’accent sur des esquisses élaborés non pas en atelier ou en école mais bel et bien dans les rues de Paris et ses environs entre 1877 et 1881. Ces études de nus, de paysages urbains ou encore de portraits témoigne de la virtuosité du peintre, mêlant style académique et approche personnel.

Carnet de croquis 1

Carnet de croquis 1

Carnet de croquis 2

Carnet de croquis 2

Carnet de croquis 2

Carnet de croquis 2

La catégorie conservation revient sur les différents matériaux utilisés par l’artiste, papier et crayon mais également sur les techniques expérimentées par le peintre dans l’élaboration de ces croquis préparatoires telles que l’utilisation d’un papier à grain pour créer une texture particulière, une luminosité plus intense ou encore pour apporter un rendu beaucoup plus contrasté.

La rubrique « subject » quant à elle revient sur les différentes ambitions du peintre pour représenter ses thématiques. En effet, par le croquis, l’artiste cherchait à capter une atmosphère spécifique qu’il serait à même, une fois en atelier, de transposer par le biais de la peinture.

La  pluralité de travaux répertoriés rend compte d’une réelle volonté du musée d’exposer aux spectateurs une facette encore cachée du peintre néo-impressionniste, essentiellement connu pour ses œuvres aux forts contrastes lumineux teintées d’une approche scientifique. En effet, cette exposition permet de découvrir un univers beaucoup plus intimiste.

Cette exposition numérique s’inscrit dans une démarche de démocratisation de la culture, permettant l’accès à un nombre de spectateurs beaucoup plus important que par la voie muséale. D’autre part, cette interface dynamique facilite la visite du spectateur pouvant jongler de rubrique en rubrique sans perdre le fil de l’exposition.

La figure de Georges Seurat dans l’espace

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Principalement les adeptes de l’anglais ou de l’allemand seront intéressés par cette vidéo intitulée « GEORGES SEURAT » de 5 minutes 37 sur Youtube appartenant à la chaine du Musée allemand le Schirnkunsthalle qui contient 156 vidéo promouvant leurs expositions. Chaque vidéo semble commencer par des vues sur la facture. C’est d’ailleurs le premier point qui est abordé dans la présentation de cette rétrospection sur Seurat:  » Georges Seurat Figur Im Raum » ou «  La figure de Georges Seurat dans l’espace » du 4 février au 9 mai 2010.

Capture image vidéo

La vidéo est sous-titrée en anglais s’adressant ainsi au monde entier. De même qu’elle est accompagnée d’une description en allemand et en anglais que voici:

« The SCHIRN becomes the first German museum in almost 30 years to devote a major exhibition to the founder of Pointillism. Georges Seurat (1859-1891) is now revered as one of the icons of 19th-century art, paving the way to the Modern along with Paul Cézanne, Vincent van Gogh and Paul Gauguin. Engaging with the paintings of the Impressionists and contemporary scientific discoveries of colour theory, Seurat developed a painting technique that became famous as Pointillism, an important source of inspiration for later artists. Seurat composed his works meticulously by dotting small spots of paint onto the canvas with his brush. From a distance, the viewers eye then blends together the paintings overall colour impression. Using this technique, Seurat thus moved beyond the impressionist style of painting in which reality is transferred to the canvas as a spontaneous, individual sensation. His brushstrokes, reduced to dots with an almost grid-like regularity, are no longer perceived as a snapshot but as a well thought-out composition.
With around 60 paintings, oil studies and drawings from public and private collections in London, Paris, Zurich, New York and San Francisco, the SCHIRN has the honour of showing some of the most significant aspects of Seurats oeuvre. »

La première constatation mise en exergue dans cette vidéo par Katharina Dohm est la reconnaissance d’une masse de points de de couleurs lumineux juxtaposés dans la peinture de Georges Seurat. Ces derniers semblent se synthétiser sous nos yeux. Ainsi, elle explique la théorie de l’optique appliquée au pointillisme. Il faut se placer à une certaine distance afin de reconnaitre le motif. Cette distance équivaut à faire deux pas en arrière. Elle parle de millions de petits points qui se précipitent. Des oeuvres nous sont présentées.

Capture vidéo seurat

Puis le directeur du musée lui-même, Max Hollein, nous explique le choix et les enjeux de cette exposition. Il s’agirai de la première exposition sur  » le grand maître du néo-impressionnisme que fut Georges Seurat pendant trente ans en Allemagne ». L’exposition collabora notamment avec le Kunsthaus Zürich.

Seurat est vu comme un des plus grands artistes du XIXe siècle et l’inventeur du pointillisme. Il innova la peinture. Seurat s’inspira alors de la tradition de l’impressionnisme de la peinture en plein air. La vidéo revient sur son  parcours. La facture est essentielle dans son travail.

On nous montre la façon dont Seurat travaillait ses formes dans l’espace à partir de ses croquis et dessins préparatoires. Il employait d’abord la technique de l’impressionnisme et du dessin avait de choisir son dessin final pour représenter son oeuvre en une plus grande dimension selon la technique du pointillisme. Ce sont ces dessins qui lui offraient une approche du motif mais plus particulièrement des formes dans l’espace. Ainsi, il part de cela pour arranger ses « scènes » comme bon lui semble.

« La figure dans l’espace est le sujet principal de l’exposition et aussi la clef des sujets dans ses peintures. » Ce qui est intéressant dans cette vidéo, c’est que cette exposition met en avant le traitement des formes dans l’espace et à quel moment la théorie néo-impressionniste intervient dans son oeuvre et surtout dans sa réflexion. La juxtaposition des points de couleurs lui permettent de créer les formes dans l’espace en donnant des impressions d’ombre et de lumière.

Chaque figure ou objet dans l’espace à une fonction. On nous donne l’exemple des paysages marins où les lanternes, l’encre et les bateaux à mats structurent l’espace. Le réalisme importerait peu à Seurat. Il a donc une approche très abstraite des formes. Les figures sont avant tout des silhouettes.

Le Cirque a même été prêté pour l’occasion. D’après la jeune femme, il est rare de déplacer les peintures néo-impressionnistes de peur qu’elle s’abîme, les particules de peintures étant très fragiles.

En conclusion, « le dessin a une place importante dans l’oeuvre de Seurat. » On peut même y détecter son éducation classique et académique dans sa façon de dessiner. Il abandonnera plus tard les frontières de la ligne et se concentra sur une perception plus atmosphérique composée de contrastes entre la lumière et le noir.

« De Delacroix à Signac » à Giverny

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De Delacroix à Signac… au musée des impressionnismes Giverny (jusqu’au 31 octobre) est une vidéo de 4 minutes sur Youtube au sujet de l’exposition intitulée « De Delacroix à Signac. Dessins de la collection Dyke » au musée des impressionnistes à Giverny du 27 juillet au 31 octobre 2012. Cette dernière fut réalisée à l’initiative du conseil général de l’Eure dans l’objectif de promouvoir l’exposition. Sous la vidéo, nous pouvons trouver la description suivante:

« Aux États-Unis, James T. Dyke est l’un des collectionneurs les plus avisés de dessins européens et américains des XIXe et XXe siècles. C’est une centaine d’œuvres majeures sélectionnées parmi les dessins de sa collection privée que présente le musée des impressionnismes jusqu’au 31 octobre. La sélection s’articule autour d’artistes actifs entre 1830 et 1930, d’Eugène Delacroix à Bonnard, en passant par Vuillard et Signac. L’exposition offre un magnifique exemple de l’évolution générale du dessin moderne en France, du romantisme aux Nabis et aux néo-impressionnistes.« 

La vidéo est très bien faite, elle va droit au but, les effets rappellent le thème du pointillisme. C’est le directeur général du Musée des impressionnistes à Giverny qui nous présente lui-même l’exposition.

Capture image vidéo

Il s’agit d’une exposition en collaboration avec le collectionneur James Dyke qui prête sa collection de dessins pour l’exposition qui aura elle-même été reprise par le Modern Museum de Washington.

L’exposition souhaite mettre en valeur les oeuvre sur papier entant qu’oeuvre finie ou étude. Ils souhaitent montrer la diversité des oeuvres sur papier qui permettent de mieux comprendre le travail de l’artiste et son approche.

L’exposition retrace l’histoire de l’art pendant un siècle de 1830 à 1930 en traversant  » tout le XIXe siècle, un siècle très riche en dessins. » L’exposition aboutit à l’impressionnisme et met en exergue le lien avec les différents courants. On montre « l’intérêt de l’aquarelle, de la gouache, de la peinture sur papier ce qui est peu connu mais aussi du crayon conté qui est arrivé au milieu du XIXe siècle, du fusain, de la pierre et évidemment des pastels ».

Capture vidéo 2

A partir de 3 minutes 20, il nous présente les dessins de Paul Signac se trouvant dans la dernière salle et qui tisse un lien dans l’exposition. Il représente les néo-impressionnistes. Il nous parle même du festival des néo-impressionnistes où seront exposés des dessins correspondant au thème de  » Signac couleurs de l’eau ».

Oeuvres de Signac dans l'exposition.

Oeuvres de Signac dans l’exposition.

La vidéo nous donne un aperçu de la scénographie et de l’exposition en elle-même afin de nous donner envie d’y aller et dresse des pistes de réflexion. 

De Seurat à Matisse, Henri Edmond Cross et le néo-impressionnisme

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Henri Edmond Cross( 1856-1910), la ferme matin, 1893,  Musée des beaux arts de Nancy

Luxe Calme et Volupté, Henri Matisse

L’article de Bénédicte Bonnet St George d’avril 2012 sur le site de la revue la tribune de l’art, revient sur l’exposition d’Henri Edmond Cross et le néo-impressionnisme ayant eu lieu au Musée Matisse du Cateau-Cambrésis.

Dans cet article, la journaliste revient sur l’approche artistique des peintres néo-impressionnistes s’inspirant des diverses théories de la couleur de Charles Henry, Chevreul, Rood et sur l’impact que ces peintres ont pu avoir sur les générations suivantes. En effet, le néo-impressionnisme a fortement inspiré le fauvisme initié par des artistes tels que Gauguin et Matisse.

Dans une première partie, Bénédicte Bonnet St George revient sur l’organisation de l’exposition en elle-même et sur son sujet. Par la suite, elle nous expose une courte biographie d’Henri Edmond Cross et fait un commentaire allusif sur certaines œuvres présentées à l’exposition. Dans un troisième temps, elle traite de l’inscription de Henri Matisse dans une sorte de généalogie artistique l’ayant conduit à mettre en lumière son approche artistique.

Cet article a pour ambition de nous donner une vue d’ensemble sur un courant artistique ayant eu un impact sans précèdent sur l’approche artistique moderniste. D’autre part, le spectateur peut se faire une véritable idée du contenu de l’exposition et de sa portée pédagogique.

L’interface du site est assez claire, le lecteur à même la possibilité de traduire la page si il le souhaite, en l’occurrence ici, en Français. Néanmoins, les œuvres exposées sur le site sont limitées et le zoom ne permet pas de se faire une idée de la touche et la facture néo-impressionniste.

 

Une approche plus coloriste que pointilliste

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Quel serait le meilleur endroit pour parler de l’influence de la couleur sur le fauvisme ?
 Bien entendu un seul musée pouvait recevoir une exposition qui prône cette idée, celui de Matisse. Une institution créée par le peintre lui-même le 8 novembre 1952, dans la ville de Cateau-Cambrésis, la ville de naissance du peintre.Le musée présente trois collections : la première étant la donation du peintre et l’enrichissement de cette collection par la famille, la deuxième est la collection Herbin qui est une donation aussi et enfin la troisième, la collection Tériade rassemblant des œuvres de Picasso, Chagall, Léger et autres.

Capture d’écran 2013-03-13 à 10.02.10

Une exposition du 11 mars au 10 juin 2012 tente de nous montrer cette influence qu’a pu avoir le néo-impressionnisme sur les fauvistes, et plus précisément l’influence d’Henri-Edmond Cross sur Matisse.Henri-Edmond Cross joua un rôle majeur parmi les pointillistes, Matisse voyant le talent de cet homme décide d’apprendre cette technique particulière, une technique qui lui permis une nouvelle expérimentation de la couleur.Les effets d’optique amenés par petites touches de couleur trouvèrent leur limite dans l’esprit du peintre mais, cet enrichissement personnel fut capital pour Matisse qui l’année suivante en compagnie de Derain, forgea le fauvisme.

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Cette exposition essaye donc d’offrir au spectateur un point de vu biographique de Cross pour montrer son influence sur Matisse. Le tout se déroule autour d’une centaine de tableaux qui permettent d’apprécier cet artiste qui est méconnu du grand public, de plus les influences ne sont pas toujours connues et cette exposition permet d’enrichir nos connaissances sur Matisse.

Deux des peintres les plus importants de notre siècle sont donc présentés dans le nord de la France, les plus fervents admirateurs auront fait le déplacement pour voir une exposition unique en son genre.