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« Seurat: The realm of light », un documentaire fictionel sur Georges Seurat.

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Seurat: The realm of light est un documentaire en anglais d’une vingtaine de minutes réalisée par la NFBC ( National film Board of Canada ) réalisé puis posté sur Youtube en 2009 par François Audry lui-même. Il y est divisé en 3 parties ( 123 ) Ce documentaire fut réalisé en hommage à Georges Seurat ( 1859-1891 ) et fut probablement diffusé à la télévision. Il comporte une partie fictionnelle dans laquelle l’acteur Pierre Chagnon joue le peintre.

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Dans cette histoire soit disant reconstituée, on voit Seurat rêver de ces pixels représentant la réalité. L’idée émise est que « la lumière est la source de réalité ». C’est par les médias et notamment la télévision que l’on voit ces pixels eux-même mis en abîmes par des pixels. La facture est mise en évidence. C’est ce qui nous intéresse la plus. Le caractère fictionnel est évident et semble avoir un rôle didactique pour mettre en exergue la réflexion de Seurat.

Une voix de documentaire elle-même mise en abîme dans ce documentaire nous explique sa théorie et l’utilisation du cercle chromatique de Chevreul.

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Il fut notamment influencé par des artistes classiques tels que Poussin et Ingres. Par ailleurs, on nous indique son utilisation du crayon noir. « Seurat et Signac fréquentaient l’atelier de Puvy de Chavanne qui révolutionna le style classique qui les inspirait. Le travail de Puvy de Chavanne inspira notamment le travail de Seurat dans Un dimanche après-midi à la Grande-Jatte qui lui demanda 29 dessins, 34 études à l’huile.

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C’est par un simulacre de la parole de Seurat que l’on nous explique que selon lui, « le peintre ne voit pas la réalité comme les autres, son oeil traduit l’invisible et révèle sa vraie nature« . On nous montre alors Seurat en action à l’extérieur dessinant son modèle. Il reproduit la tradition des impressionnistes en peignant en plein air. Seulement, il ne fait qu’une étude qu’un retravaille pendant plus d’un an dans son atelier.

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Seurat voulu prouver que sa technique était prête pour tous les sujets. Notamment lors de l‘exposition des artistes indépendants de 1891 où il présente la plus grande partie de ses oeuvres tels que Le Cirque qui n’est pas complètement finit. Le documentaire tire vers l’anecdotique et lance des pistes et des clins d’oeil aux artistes ayant exposé à ce même moment où l’ayant fréquenté comme par exemple la création de l’école de Barbizon. ( Monet, Renoir, Sisley et Pissarro ) ou encore l’erreur du cheval dans Le Cirque voulait avoir l’attention de Puvy de Chavanne qu’il admirait tant qui qui n’y témoigna pas d’intérêt.

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On observe Seurat expliquant les contrastes simultanés sur le sol aux autres artistes. Seurat serait donc un initiateur. Ainsi, la couleurs est rapportées aux sensations et aux sentiments comme dans la théorie de Goethe.

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De plus, cette fiction le montre souvent en état de trance dans laquelle il voit des silhouettes qu’il représenterait dans ses croquis. Il sépare les couleurs en fonction de la lumière dans le but de décomposer la sensation. La fin est une explication de la lumière. Peindre la réalité serait alors peinture la lumière. 

La figure de Georges Seurat dans l’espace

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Principalement les adeptes de l’anglais ou de l’allemand seront intéressés par cette vidéo intitulée « GEORGES SEURAT » de 5 minutes 37 sur Youtube appartenant à la chaine du Musée allemand le Schirnkunsthalle qui contient 156 vidéo promouvant leurs expositions. Chaque vidéo semble commencer par des vues sur la facture. C’est d’ailleurs le premier point qui est abordé dans la présentation de cette rétrospection sur Seurat:  » Georges Seurat Figur Im Raum » ou «  La figure de Georges Seurat dans l’espace » du 4 février au 9 mai 2010.

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La vidéo est sous-titrée en anglais s’adressant ainsi au monde entier. De même qu’elle est accompagnée d’une description en allemand et en anglais que voici:

« The SCHIRN becomes the first German museum in almost 30 years to devote a major exhibition to the founder of Pointillism. Georges Seurat (1859-1891) is now revered as one of the icons of 19th-century art, paving the way to the Modern along with Paul Cézanne, Vincent van Gogh and Paul Gauguin. Engaging with the paintings of the Impressionists and contemporary scientific discoveries of colour theory, Seurat developed a painting technique that became famous as Pointillism, an important source of inspiration for later artists. Seurat composed his works meticulously by dotting small spots of paint onto the canvas with his brush. From a distance, the viewers eye then blends together the paintings overall colour impression. Using this technique, Seurat thus moved beyond the impressionist style of painting in which reality is transferred to the canvas as a spontaneous, individual sensation. His brushstrokes, reduced to dots with an almost grid-like regularity, are no longer perceived as a snapshot but as a well thought-out composition.
With around 60 paintings, oil studies and drawings from public and private collections in London, Paris, Zurich, New York and San Francisco, the SCHIRN has the honour of showing some of the most significant aspects of Seurats oeuvre. »

La première constatation mise en exergue dans cette vidéo par Katharina Dohm est la reconnaissance d’une masse de points de de couleurs lumineux juxtaposés dans la peinture de Georges Seurat. Ces derniers semblent se synthétiser sous nos yeux. Ainsi, elle explique la théorie de l’optique appliquée au pointillisme. Il faut se placer à une certaine distance afin de reconnaitre le motif. Cette distance équivaut à faire deux pas en arrière. Elle parle de millions de petits points qui se précipitent. Des oeuvres nous sont présentées.

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Puis le directeur du musée lui-même, Max Hollein, nous explique le choix et les enjeux de cette exposition. Il s’agirai de la première exposition sur  » le grand maître du néo-impressionnisme que fut Georges Seurat pendant trente ans en Allemagne ». L’exposition collabora notamment avec le Kunsthaus Zürich.

Seurat est vu comme un des plus grands artistes du XIXe siècle et l’inventeur du pointillisme. Il innova la peinture. Seurat s’inspira alors de la tradition de l’impressionnisme de la peinture en plein air. La vidéo revient sur son  parcours. La facture est essentielle dans son travail.

On nous montre la façon dont Seurat travaillait ses formes dans l’espace à partir de ses croquis et dessins préparatoires. Il employait d’abord la technique de l’impressionnisme et du dessin avait de choisir son dessin final pour représenter son oeuvre en une plus grande dimension selon la technique du pointillisme. Ce sont ces dessins qui lui offraient une approche du motif mais plus particulièrement des formes dans l’espace. Ainsi, il part de cela pour arranger ses « scènes » comme bon lui semble.

« La figure dans l’espace est le sujet principal de l’exposition et aussi la clef des sujets dans ses peintures. » Ce qui est intéressant dans cette vidéo, c’est que cette exposition met en avant le traitement des formes dans l’espace et à quel moment la théorie néo-impressionniste intervient dans son oeuvre et surtout dans sa réflexion. La juxtaposition des points de couleurs lui permettent de créer les formes dans l’espace en donnant des impressions d’ombre et de lumière.

Chaque figure ou objet dans l’espace à une fonction. On nous donne l’exemple des paysages marins où les lanternes, l’encre et les bateaux à mats structurent l’espace. Le réalisme importerait peu à Seurat. Il a donc une approche très abstraite des formes. Les figures sont avant tout des silhouettes.

Le Cirque a même été prêté pour l’occasion. D’après la jeune femme, il est rare de déplacer les peintures néo-impressionnistes de peur qu’elle s’abîme, les particules de peintures étant très fragiles.

En conclusion, « le dessin a une place importante dans l’oeuvre de Seurat. » On peut même y détecter son éducation classique et académique dans sa façon de dessiner. Il abandonnera plus tard les frontières de la ligne et se concentra sur une perception plus atmosphérique composée de contrastes entre la lumière et le noir.

Traité des Couleurs de J.W. von Goethe par Jean-Christophe Sekinger

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Il ne s’agit pas d’un site mais d’un document en PDF sur le Traité des Couleurs de J.W. von Goethe par Jean-Christophe Sekinger complétant l’aspect théorique du néo-impressionnisme en 29 pages.

Ici, il est commenté dans une logique argumentatrice. Il commence par l’introduire en abordant les enjeux de Goethe et donne un historique de ce traité. Puis il parle de l’histoire pour replacer cette théorie des couleurs dans un contexte historique. Dans la description, il aborde la structure des couleurs, les observations et le « phénomène primordial » du prisme. Les effets physique-chimique de la couleur sont mit en exergue et explicité dans ce document. Enfin, un chapitre est consacré à Newton et Goethe dans leur rapport.

C’est seulement dans la conclusion qu’un lien est dressé entre cette théorie de la couleur et les arts. Goethe établit les couleurs complémentaires avec son cercle chromatique à l’aquarelle. Il est composé de six couleurs: le rouge (orangé) opposé au bleu (cyan), le jaune (citron) opposé au violet et le vert opposé au magenta. Cependant « le rapport de chacune de ces couleurs avec la lumière et l’obscurité, est exactement inverse ». Goethe établit dès lors que ces couleurs rendent compte de sentiments. Goethe introduit alors la notion de contrastes consécutifs et simultanés vis-à vis de la vision. Cette théorie met en avant le même principe que les néo-impressionnistes. C’est la façon dont l’oeil voit qui rend compte de ce que l’on voit.

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Néanmoins, ce commentaire du traité des couleurs de Goethe reste très scientifique. Bien entendu, ce n’est pas le but de ce document PDF mais on regrette qu’il n’y ai plus d’exemples et d’élargissement sur l’influence en art. 

La grille et la vision

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Rosalind Krauss est actuellement professeur d’histoire de l’art à l’université de Columbia et en parallèle critique d’art. Une critique d’art qui a déjà développé des concepts tel que « l’informe » ou « l’inconscient optique ». Le papier ici présent est hébergé sur le site Persée, un site visant à regrouper des articles scientifiques, des documents divers et même des versions sonores.Il fut créé à Lyon par l’université de Lyon Saint-Etienne en association avec l’école normale supérieur de Lyon et le centre nationale pour la recherche scientifique.Ce qui demande une attention particulière est le système de référencement croisé qui permet de rebondir d’un article à un autre à partir de citations. Un outil extrêmement intéressant pour toute personne recherchant un article précis à partir d’une citation ou même d’un simple mot.

 

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Dans son article dans la revue Communications de 1981, Krauss parle du concept de « grille ».

Elle dit, je cite : « La grille annonce, entre autres choses, la volonté de l’art moderne de garder le silence, son hostilité à la littérature, à la narration, au discours.
En tant que tel, la grille a fait son travail avec une efficacité remarquable. 
La barrière qu’elle a abaissée entre les arts de vision et ceux du langage
a presque totalement réussie à murer les arts visuels dans un royaume exclusif de la visualité et de les défendre contre l’intrusion de la parole »

 

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Une définition qui aborde l’idée que la grille est un paradigme visuel pictural en totale autarcie. Un monde qui serait coupé de toute forme de langage pour laisser place à l’optique seule, un monde qui se suffirait à lui-même. C’est en cela que le néo-impressionnisme s’est différencié cependant, les lectures scientifiques ont nourri profondément leur pensée pour intégrer d’optique physiologique. Un mécanisme de perception qui s’intéresse à la lumière et à la couleur telles qu’elles sont vues.

Un écran physiologique à travers lequel la lumière arrive au cerveau, les scientifiques qui approchent cette idée sont bien entendu Chevreul, Rood ou encore Goethe.

De fait les peintres de ce mouvement voulaient démontrer une conception scientifique de la peinture, un outil permettant à l’artiste en question de démontrer l’interaction entre la touche répétitive dans la grille et la vision. Une possibilité de concevoir l’optique comme une hybridation non plus littéraire et pictural, mais scientifique et pictural.

 

Le néo-impressionnisme de Seurat à Paul Klee

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Dans un souci de faire connaître au public un mouvement artistique peu mis en valeur, le musée d’Orsay décide au printemps 2005 de faire une exposition autour du néo-impressionnisme. Cette exposition avait pour but de montrer la grande influence qu’ont pu avoir Georges Seurat, Paul Klee ou encore Paul Signac et bien d’autres, sur les futurs mouvements tel que le futurisme ou l’expressionnisme allemand.
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Plus précisément, le musée d’Orsay axe sa problématique autour de l’éclat lumineux et la composition des toiles.Pour appuyer ses propos, comme dit dans le titre, l’artiste principale et fondateur de ce mouvement pictural fut Georges Seurat. L’influence de Delacroix avec son utilisation de la couleur ainsi que les ouvrages d’Eugène Chevreul, Charles Blanc, ou plus tard ceux d’Ogden Rood et Charles Henry, furent le fondement de son art. Un art qui consiste à appliquer des petites touches de peinture sur la toile pour donner une illusion, un mélange optique qui s’apprécie de loin pour le spectateur. Le tout affirme le plan de la toile, ainsi la perspective traditionnelle de la toile est remise en cause. De plus, pour montrer encore une fois leur point de vue anti-académique, les artistes pour simuler le mouvement dynamisent le tableau par un jeu de lignes rythmées qui permet de faire mouvoir les personnages, le tout dans une composition aux allures géométriques.

Maintenant nous allons nous attarder à l’interface du musée d’Orsay en soi.

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La page accueillant la description de l’exposition reste sobre et graphique à la fois, le tout permet une lisibilité excellente. Un jeu de quatre couleurs, aux tons non criards, très apprécié car les yeux ne sont pas détournés du but principal, la lecture de l’article.Quelques points négatifs sont tout de même à noter, le premier étant le nombre d’œuvres manquantes dans les liens, la quasi totalité des œuvres ne sont donc pas visibles via le site même. Il faut se munir de patience et recherché sois même chacune des œuvres pour apprécier le texte. Sans visuel à quoi bon parler d’art !De plus, le texte se découpe entre sept pages. Bien entendu ceci n’est pas un problème majeur mais il empêche de remonter facilement dans la lecture précédente. Ceci peut faire perdre le fil du lecteur qui doit jongler entre chaque pages.

Il ne faut pas jeter en bloc cette mise en page un peu douteuse qui est amplement rattrapée par un contenu de qualité. Un contenu qui permet de comprendre et d’approcher assez précisément ce mouvement qui reste fondateur dans l’idée et dans la forme pour bien des artistes postérieurs.

Un exemple de d’artiste scientifique: Johann Wolfgang von Goethe

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Capture d'écran du site web.

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Cet article consacré à Goethe intitulé « Un exemple d’artiste scientifique: Johann Wolfgang von Goethe » à partir du site « Science qualitative », met en avant la figure du théoricien vis à vis de ses découvertes sur la couleurs et la lumière. Bien que l‘interface ne soit pas attirante – un fond arc en ciel mettant en exergue le sujet de l’article accompagné d’une écriture verte – le contenu l’est du moins. 

C’est en effet la seconde partie de l’article qui nous intéresse le plus. Alors que la première partie introduit « l’esprit du théoricien », la seconde partie qui se nomme « Exemple d’approche dans le domaine de l’optique sur la Nature des couleurs ». Cet article sous son apparence peu sérieuse rentre parfaitement dans le cadre théorique de notre sujet.

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Dans un premier temps en résumant les étapes de découvertes des théorie des couleurs par rapport à la lumière. notamment en évoquant Newton. Puis en évoquant l’expérience de ce mélange optique de couleurs lumière qui forment du blanc. Ce sont ces couleurs que les néo-impressionnistes ont utilisés: les couleurs lumière. L’aspect expérimental et scientifique est mit en avant au travers du spectre de la lumière.  

L’Internet Archive: une bibliothèque numérique

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Après quelques recherches je suis arrivé sur le site Archive.org qui je pense est une référence presque incontournable. Fondé en 1996 à San Francisco par Brewster Kahle, un informaticien sortant du MIT, cette bibliothèque numérique est une base de donnée qui aujourd’hui regroupe aussi bien des textes et des livres que des enregistrements audio et vidéos. Ce site à but non lucratif a pour but d’offrir un accès permanent aux chercheurs, historiens, étudiants, personnes handicapés et au publique plus large à une base de donnée digitale. Cliquez ici pour accéder à l’ouvrage. Le fondateur et ses collègues comparent la création de ce site à celle de la bibliothèque d’Alexandrie, c’est pour dire l’ampleur du projet qu’ils se sont fixés.Tous les clichés du site sont référencés grâce à Wayback Machine. Grâce à ce service les  utilisateurs peuvent consulter toutes les archives en temps réel.Dès la page d’accueil le site prône une grande simplicité. L’interface est sobre et permet de ne pas perdre de vue l’objectif principal du site, qui est de fournir des données gratuites pour tous.La banderole supérieure donne toutes les catégories de documents consultables, ce qui permet une recherche plus précise. Mais si le visiteur connaît exactement le nom du document recherché, une case de recherche est disponible.Bien entendu, l’actualité du site est présentée. Elle est sous la forme de quatre cases qui sont les quatre grandes sections, la vidéo, la musique, l’audio et les textes.

Parmi les quelques 3 872 913 textes présents sur le site, se trouve le livre complet de Paul Signac, D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme publié en 1899. Le peintre dans ce texte y défend l’influence d’Eugène Delacroix sur l’impressionnisme et le néo-impressionnisme. Bien sur l’article parle en majeure partie du rôle capital de la couleur et du mélange optique qui « tend vers la clarté et l’éclat ». La juxtaposition de couleurs et non le mélange qui rend la peinture sale, permet d’obtenir à la fois la couleur et la lumière selon les propos de Delacroix. Dans la totalité de l’article nous voyons clairement l’influence incroyable que Delacroix a pu avoir sur Signac et d’autres peintres néo-impressionnistes, remplacer tout mélange pigmentaire par un mélange optique devient la base de réflexion de ces artistes en partie grâce à ce texte.

Bien entendu, Delacroix n’est pas la seule référence de cet ouvrage, Signac défend aussi fermement Georges Seurat qui n’est autre que le chef de file du pointillisme.

Edition de 1911

D’Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme, Edition de 1911

L’influence de cet ouvrage ne s’arrête pas au néo-impressionnisme, c’est l’apologie de la couleur qui est la plus forte. En effet jusqu’à la première guerre mondiale il était l’un des seuls traités picturaux qui abordait les problèmes techniques.

Matisse, Delaunay ou encore Picasso et bien d’autres le lire et l’interprétèrent à leur manière. Les principes techniques de Signac touchèrent toute une génération d’artiste.

Pour dire, Signac finit son ouvrage sur ces mots :  » Si parmi (les néo-impressionnistes) ne se manifeste pas déjà l’artiste qui, par son génie, saura imposer cette technique (la division), ils auront du moins servi à lui préparer la tâche. Ce coloriste triomphateur n’a plus qu’à paraître : on lui a préparé sa palette. « 

D'Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme, Edition original de 1899 dédicacée à Felix Fénéon

D’Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme, Edition original de 1899 dédicacée à Felix Fénéon