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Histoire par l’image – « St Tropez au tournant du XXe siècle »

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L’histoire par l’image est une interface mettant en parallèle l’histoire de France et des collections de musées et d’archives recensées. Ce site est destiné aux professeurs et à leurs élèves mais également aux amateurs d’art et d’’histoire en soif de connaissances nouvelles.

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L’article de Alexandre Sumf met en relation l’œuvre de Paul Signac, peintre néo-impressionniste ayant mis en lumière la technique du divisionnisme, La Bouée rouge et le contexte historique dans lequel elle s’inscrit. En effet, dans une première partie, l’auteur revient sur la rencontre de Paul Signac avec cette ville côtière dans laquelle il installera son atelier. Cette ville gagne manifestement au début du XXème siècle en notoriété, le site devenant rapidement une enclave artistique, espace mondain où tous les maitres de cette période viennent peindre. Il recense la présence à cette période de peintres tels que Henri Matisse, chef de file du mouvement fauve ou encore celle de André Derain.

Paul Signac

Paul Signac, La Bouée rouge

C’est par le biais de telle représentation idyllique et pittoresque que St Tropez se fera sa réputation, ville associée à la détente mais également à la festivité et aux arts.

Dans une seconde partie, l’auteur expose au visiteur une analyse d’image qu’il finira par interpréter. En effet, il revient sur le cercle chromatique de la composition allant des ocres aux rouges orangés en passant par des tons bleutés apportant à la composition dynamisme et luminosité. Il prend pour centre de la composition cette bouée, une bouée rouge aussi banale que mystérieuse.

Dans une troisième partie, l’auteur expose son interprétation de cette composition, une œuvre s’inscrivant parfaitement dans une approche néo impressionniste mettant en lumière un caractère scientifique à leur approche artistique. Pour lui, c’est un St Tropez revisité, réinventé que nous expose l’artiste, disposant d’un fort potentiel imaginaire malgré son caractère pittoresque.

L’article d’Alexandre Smuf revient de manière synthétique et méthodique sur l’œuvre de Paul Signac, une œuvre véhiculant une image positiviste de cette ville synonyme encore aujourd’hui de sérénité, de mondanité et de simplicité.

L’interface du site nous donne également accès à d’autres images en lien aux différents mots clés de l’article à savoir « port », « côte d’azur », permettant aux visiteurs d’aller plus loin dans cette thématique.

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Le néo-impressionnisme de Seurat à Paul Klee

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Dans un souci de faire connaître au public un mouvement artistique peu mis en valeur, le musée d’Orsay décide au printemps 2005 de faire une exposition autour du néo-impressionnisme. Cette exposition avait pour but de montrer la grande influence qu’ont pu avoir Georges Seurat, Paul Klee ou encore Paul Signac et bien d’autres, sur les futurs mouvements tel que le futurisme ou l’expressionnisme allemand.
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Plus précisément, le musée d’Orsay axe sa problématique autour de l’éclat lumineux et la composition des toiles.Pour appuyer ses propos, comme dit dans le titre, l’artiste principale et fondateur de ce mouvement pictural fut Georges Seurat. L’influence de Delacroix avec son utilisation de la couleur ainsi que les ouvrages d’Eugène Chevreul, Charles Blanc, ou plus tard ceux d’Ogden Rood et Charles Henry, furent le fondement de son art. Un art qui consiste à appliquer des petites touches de peinture sur la toile pour donner une illusion, un mélange optique qui s’apprécie de loin pour le spectateur. Le tout affirme le plan de la toile, ainsi la perspective traditionnelle de la toile est remise en cause. De plus, pour montrer encore une fois leur point de vue anti-académique, les artistes pour simuler le mouvement dynamisent le tableau par un jeu de lignes rythmées qui permet de faire mouvoir les personnages, le tout dans une composition aux allures géométriques.

Maintenant nous allons nous attarder à l’interface du musée d’Orsay en soi.

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La page accueillant la description de l’exposition reste sobre et graphique à la fois, le tout permet une lisibilité excellente. Un jeu de quatre couleurs, aux tons non criards, très apprécié car les yeux ne sont pas détournés du but principal, la lecture de l’article.Quelques points négatifs sont tout de même à noter, le premier étant le nombre d’œuvres manquantes dans les liens, la quasi totalité des œuvres ne sont donc pas visibles via le site même. Il faut se munir de patience et recherché sois même chacune des œuvres pour apprécier le texte. Sans visuel à quoi bon parler d’art !De plus, le texte se découpe entre sept pages. Bien entendu ceci n’est pas un problème majeur mais il empêche de remonter facilement dans la lecture précédente. Ceci peut faire perdre le fil du lecteur qui doit jongler entre chaque pages.

Il ne faut pas jeter en bloc cette mise en page un peu douteuse qui est amplement rattrapée par un contenu de qualité. Un contenu qui permet de comprendre et d’approcher assez précisément ce mouvement qui reste fondateur dans l’idée et dans la forme pour bien des artistes postérieurs.

Seurat, le Cirque : œuvre commentée sur le site du Musée d’Orsay

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L’article du site du Musée d’Orsay commentant l’œuvre de Georges Seurat, Cirque a été rédigé par Hervé Lewandowski. C’est une notice détaillée exposant le contexte de réalisation de cette œuvre, les différentes aspirations du peintre à savoir d’apporter une dimension scientifique propre aux peintures pointillistes et divisionniste de cette époque, usant des nouvelles théorisations de la couleur de Chevreul, théoricien du XIXème siècle ayant rédigé De la loi du contraste simultanée des couleurs, essai majeur dans la démarche artistique des peintres néo-impressionniste, Charles Henry théoricien faisant un parallèle entre la psychologie et la couleur et plus particulièrement sur l’importance que peut avoir cette dernière sur nos comportements ainsi que de Rood. Dans une seconde partie, il fait une description synthétique mais précise de l’œuvre de Seurat, traitant à la fois de la forme et de l’utilisation de la couleur en lien à la recherche de luminosité dans la toile. Le commentaire d’œuvre est d’une très grande neutralité. En effet, il n’y a pas de parti pris de la part du commentateur. D’autre part, cette notice s’adresse à un large public d’où l’aspect accessible de l’article.


Nous sommes face à un article de vulgarisation mais la dimension scientifique reste manifeste. Il s’agit d’un véritable commentaire d’œuvre. De plus, la légitimité de l’article est apportée par le site en lui-même, à savoir le site officiel du Musée d’Orsay.
Malgré le fait que l’article soit court, il permet de donner une vision globale de l’historicité de cette œuvre faisant même référence à certains artistes tels que Edgar Degas, Renoir et Henri de Toulouse Lautrec, ayant utilisé également la thématique du cirque dans certaines de leurs œuvres.. Un cartel complet traitant de l’historique, de l’iconographie et des techniques utilisées par l’artiste est disponible sur l’onglet « notice détaillée ». De plus, le visiteur a également accès à une courte bibliographie, lui permettant s’il le souhaite d’approfondir ses connaissances sur cette œuvre. L’article est assez clair même s’il manque à mon sens d’illustration et de détail de l’œuvre commentée. En effet, nous sommes face à une œuvre pointilliste mais aucun zoom n’est exposé pour véritablement donner une idée de ce qu’était la technique utilisé par les peintres de cette période.


Cependant l’article et le site en lui-même pourrait gagner en clarté en proposant éventuellement plus de tag ou de mot clé ou encore, en mettant certains termes en surbrillance tels que pointillisme, divisionnisme ou encore des noms propres tels que Chevreul et Rood. D’autre part, il y a très peu de référence à la vie du peintre mais la contextualisation de la réalisation reste précise.


En conclusion, l’article d’Hervé Lewandowski sert finalement à donner une vision globale, claire et synthétique de l’œuvre de Seurat, le Cirque. Malgré son aspect réducteur, la dimension scientifique reste manifeste.

Tableau de Georges Seurat, le Cirque

Tableau de Georges Seurat, le Cirque